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Samedi 4 novembre 2006

 

 

"For many travelers to Belfast,the political murals of the catholic Falls Road and the protestant Shankill road are the most memorable feature for a visit. You can ride on bus 10 along the former and on bus 11 along the latter, or simply wander freely on both sides of the sectarian divide (separated by the peace line - a bigger than- the Berlin barrier ) looking at the memorials of the fallen of both sides. But for a deeper understanding of the cousing and effects of the conflict, take a black taxi tour."

Here's what one can read on a brochure distributed by the Belfast tourism office at the heading " take a ride". Black Taxis are english cars driven by local guides who take tourists looking for exitement to the hot spots of the city for around 35 euros. During the 1970, the Black Taxis had a very different function. At the hardest time of the troubles plublic transports refused to provide a service to some catholics areas in Belfast because they juged it too dangerous (which was probably fair enough at the time). That's when IRA went to London to buy the legendary Black cabs the english capital was getting rid of and a fex men and women replaced using the cabs the public transports broke off in the catholics areas of Belfast.

These touristic rides in the Taxis existed already in the eighties and costed twice the price as now considering the risks at the time. Today, if there still are "no-go areas" in Belfast there are only a few and generaly tourists are safe. Since 1998 other tours exist you can visit the city in a bus belonging to the company "City sight seeing" . Company that you'll find in all Europe. But the tour you can make in Belfast is particular, considering the political and conflictual situation they had to find a special way to talk about the city for the tourists. The guides are natives Northern Irish and the whole visit is made with humour, a dark humour that only a northern irish can get away with. That is he recognises easily that the city is "ugly" but explains that, conidering the situation in the country thre was no interest to build pretty new buildings that would have been blown up anyway. For a start, he invites us to look for our bullet-proof jackets under our seats, before he prentends to realise that if there's none, it's that the Victoria's Belfast hospital is on our way and that if we get shot by mistake he can take us there directly so we can experience the hospital services that are, according to him, the best in Europe. I happens that, this hospital, for sad reasons, actually possess the best surgeons specialised in reparing injuries such as gun-shots in the joints ( knees, wrists, shoulders...) And the whole visit would be done on that tone : funny and creaky. In the bus, we can see that people reactions are divided. Some show a bit of nervosity (those who were reaching first for their bullet-proof jackets) others laugh frankly and without reserve (most of them northern irish).

It's interesting to see today that what has long been an inconvenient for the whole northern-irish society and more specificaly, for the economy : the conflict, is becoming today one of the touristic feature the most prized. People come from all over the world to see the murals the peace lines and maybe half perceive a paramilitarian.

"Pour beaucoup de voyageurs à Belfast les peintures murales politiques du quartier catholique de Falls Road et du quartier protestant de Shankill Road sont les caractéristiques les plus mémorables de leur visite. Vous pouvez vous promener avec le bus 10 le long du premier et le bus 11 le long du second, ou simplement flâner sur les deux côtés de la division sectaire (séparée par la ligne de paix - un mur plus grand que le mur de Berlin) et regarder les monuments commémoratifs des morts des deux côtés. Mais pour une compréhension plus profonde des causes et des effets du conflit, faites un tour dans les Black taxi. »

           Voilà ce que l'on peut lire sur une brochure distribuée par l'office du tourisme de Belfast à la rubrique « Take a ride » ( « Faites une balade »). Les Black Taxis sont des voitures anglaises conduites par des guides locaux qui font visiter à des touristes à la recherche de sensations fortes les « hot spots» (« les points chauds ») de la ville moyennant une somme d'environ 35 Euros. Pendant les années 1970, les Black taxis avaient une toute autre fonction. Au plus fort de la guerre les transports en communs publics et les taxis refusaient de desservir les quartiers catholiques de Belfast qu'ils jugeaient trop dangereux. L'IRA est alors allée racheter les légendaires Black Taxi londoniens dont la capitale anglaise se débarrassait et quelques hommes et femmes ont entrepris de remplacer à l'aide de ces vieux taxis les transports publiques interrompus dans les quartiers catholiques de Belfast.

Ces balades touristiques en taxi existaient déjà dans les années 1980 et coûtaient presque deux fois plus cher compte tenu des risques encourus. Aujourd'hui, s'il existe encore des « no go areas » ( des endroits où l'on ne peut pénétrer ) à Belfast, ils sont relativement peu nombreux et ne concerne pas les touristes. Il existe depuis la signature du processus du paix des tours en bus pour visiter la ville et qui appartiennent à la compagnie « City sight seeing ». Compagnie que l'on retrouve dans toute l'Europe. Seulement le tour que l'on peu faire à Belfast est particulier, compte tenu de la situation conflictuelle que le pays a vécue et vit encore il fallait trouver un moyen pour évoquer la ville de Belfast et la faire découvrir aux touristes. Les guides sont des Nord-irlandais de souche et l'ensemble de la visite se fait sur le registre de l'humour, un humour noir que seul un Nord-irlandais peu se permettre. Ainsi il reconnaît aisément que la ville est : « moche » mais il explique que « étant donné la situation du pays, il n'y avait aucun intérêt à construire de jolis bâtiments qui seraient sans aucun doute la cible des attentats ». Il nous invite au début de la visite a chercher nos gilets par balles sous nos siéges, avant de feindre de réaliser que s'il n'y en a pas, c'est que l'Hôpital Victoria de Belfast se trouve sur notre chemin et que si nous prenons une balle perdue, il nous y déposera directement, ce qui nous permettra alors de tester les services hospitaliers qui selon lui, sont les meilleurs d'Europe. Il se trouve en effet que cet hôpital, pour de tristes raisons, possède les meilleurs chirurgiens en matière de réparation des blessures par balle dans les articulations. Et toute la visite se fera sur ce ton, drôle et grinçant. Les réactions des usagers sont partagées. Certains montrent des signes de nervosité (ceux qui les premiers voulaient attraper leurs gilets par balle), d'autres rient franchement et sans réserve (la plupart nord-irlandais eux-mêmes).

 Il est intéressant de voir aujourd'hui que ce qui a longtemps été un frein pour l'ensemble de la société nord-irlandaise et notamment sur le plan économique : le conflit, devient aujourd'hui un élément touristique des plus prisé. Des gens viennent du monde entier pour voir les peintures murales, les murs de séparation et peut-être entre-apercevoir un paramilitaire.

Par Julie - Publié dans : funambules
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